Albums virtuels

Martinique et dessins satiriques

La BNPM vous propose de voir ou revoir les dessins satiriques des artistes martiniquais qui ont participé et participent au rire collectif en Martinique. Provenant des Archives départementales et de collections privées, ces images conservées vous sont ici restituées avec une certaine nostalgie. Cet album compte déjà plusieurs planches des périodiques Fouyaya et Bondamanjak mais nous vous invitons à suivre régulièrement cet album qui reste ouvert car d’autres contributions sont à venir.


Le dessin satirique ne s’est répandu qu’assez récemment dans la presse antillaise qui, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, n’était pas illustrée. Les premiers dessins satiriques en Martinique paraissent après-guerre, souvent  avec une orientation politique marquée, malgré la censure encore présente dans  les années de la décolonisation, sous les signatures de Lofredi, Sinamal, et aujourd’hui, pointent volontiers aussi bien les travers de notre société que les discours et les actes de la classe politique (Pancho, Gabourg).

A côté de la presse d’opinion et d’information émaillées de dessins et de caricatures (AntillaCarib HebdoLe ProgressisteJusticeFrance AntillesLe Naïf, etc., et plus près de nous, les actualités pimentées de Bondamanjak), l’édition satirique apparaît en 1972 avec les éditions M.G.G. pour Martinique Guadeloupe Guyane dirigées par Tony Delsham. Entre 1972 et 1975, il publie le premier mensuel de bandes dessinées M.G.G. auquel Patrick Chamoiseau contribue en signant des dessins sous le nom Abel et Colick Blag Bo Kaye, un mensuel satirique.

Huit ans plus tard, le flambeau est repris par Alexandre Cadet-Petit qui créé le magazine mensuel de bandes dessinées Fouyaya qui connaît un réel succès. Pendant quatre ans, entre avril 1982 et août 1986, il devient le lieu d’expression de toute une génération de dessinateurs, bédéistes et humoristes, la « bande à Fouyaya », parmi lesquels, entre autres, Claude Absalon, Alfredo, José Chantalou, Jean-Claude Duverger, Gabourg, Didier Néret, Pancho, Georges Puisy, Sinaray (pseudonyme de Raymond Sinamal), Tijo, Ti-Loulou.


Nous vous invitons donc à consulter ces quelques pages de rire, elles aussi composantes du patrimoine martiniquais.

Les pitts de la Martinique

Tradition héritée des premiers colons espagnols, les combats de coqs se déroulent dans les pitts. Ces arènes rustiques surplombées de gradins rassemblent un grand nombre d’amateurs et quelques touristes attirés par la curiosité.
Les coqs qui s’affrontent dans ces duels sont de véritables athlètes, choyés, entraînés et massés avec des herbes dans des élevages spécialisés en coqs de combat. Ces « gladiateurs » gallinacés se battent armés d’éperons naturels fixés sur les ergots pour frapper le poitrail.
Le combat se déroule dans une succession d’assauts, de volte-face, de feintes, et de parades toutes plumes dressées destinées à intimider l’adversaire.
Il ne s’agit pas d’une mise à mort mais bien de l’expression de la fierté des hommes ! Le combat de coqs est une métaphore des conflits qui animent la société. Faire battre les coqs permet d’aplanir les tensions humaines.
Bien entendu, les combats qui se succèdent dans l’après-midi font l’objet de nombreux paris, payés sur le champ à l’issue du combat, dans le respect de la parole donnée.
L’honneur, le respect et la cordialité sont les valeurs qui régissent ces rassemblements.

Les combats de coqs se déroulent tous les jours sauf le vendredi en Martinique.
Cet album vous fera voyager au coeur des principaux pitts de la Martinique. Bonne visite.

Texte : Mireille MONDESIR
Photographies : Robert CHARLOTTE ContreJourStudio
Direction des Affaires Culturelles

 

L’histoire à la carte, 1528-1856 : la collection

Les cartes présentées dans cet album proviennent de la collection personnelle de Monsieur Jeffrey Bodington donnée aux Archives départementales en 2007.
Cet Américain demeurant à San Francisco, s'est épris de la Martinique et y vient chaque année depuis plus de dix ans.
Collectionneur de cartes anciennes, il a souhaité dès le début des années 2000 prolonger cet attrait en rassemblant les représentations de la Martinique, mais aussi de la Guadeloupe et d'autres îles de l'archipel.
Composée de cartes originales du XVIe au XIXe siècle incluant de nombreuses pièces rares, cette collection exceptionnelle par sa cohérence contribue fortement à compléter la collection de cartes déjà disponibles aux Archives départementales de la Martinique.
A travers ce don, Mr Bodington offre un véritable trésor d'archives à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'histoire de la cartographie des Antilles et singulièrement à l'histoire de la Martinique.